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Stroke Corner
219 Developing a palliative communication tool, C.COM in a Physical Medicine and Functional Rehabilitation centre
  1. Gonzalez Isabelle,
  2. Petit Hervé,
  3. Munier Nelly,
  4. Sarah Marchetti,
  5. Gaujard Eric,
  6. Joseph Pierre Alain
  1. CMPR Les grands Chênes, Bordeaux, France
  1. Correspondence to Gonzalez Isabelle, Orthophoniste Salarié, CMPR Les grands Chênes, Avenue Stéhelin, Bordeaux 33021, France; isabelle.charton.gonzalez{at}gmail.com

Abstract

People who suffer from aphasia as the result of a cerebrovascular accident become isolated because of their language impediment and lack of communication. Speech therapy is a long process and recovery can be slow. At the start of the decade we still had no way of re-establishing any form of useful functional exchange with the most severely affected patients.

At the Physical Medicine and Rehabilitation clinic ‘Les Grands Chênes’ in Bordeaux we therefore decided to work at bypassing some of the communication difficulties encountered when admitting and taking care of patients with aphasia. We created and tested a new tool which can compensate for some language deficiencies, and help ease a person's handicap: the C.COM communication book. This communication tool is an individualised directory of photographed items where information passes using a visual checklist. Repairing the breakdown in interaction is then based on a mediator: digital photography. It also relies on the ability of the communicator to adapt as they communicate with the patients.

We decided to start with a basic computer database and adapt it to our specific needs at the Clinic, and then teach our colleagues how to use the C.COM.

First of all we used the basic file and incorporated elements that were specific to our clinic and to the care and medical treatment given there. We modified some of the existing pages, adding extra photos, and we also created new pages. The resulting ‘Clinic’ file was produced in six different versions according to the needs of the different departments (secretaries, physiotherapists, dieticians, etc). These different versions were also placed in various communal areas where people come together. We then showed the file to physiotherapists, nurses, porters, reception and administrative staff and held a series of information sessions to train them to communicate with an aphasic patient. Finally we assessed the effectiveness of the C.COM file for communicating information by devising a test consisting of 6 complex communication tasks, then comparing the semantic improvements that were observed after using it.

The first adaptation to the basic file produced the first version of our Clinic Book. We then made some changes to existing pages whenever necessary and produced additional pages that reflected some of the interactions and exchanges that take place on a daily basis in the Clinic. This book was distributed to all physiotherapy departments. It was inevitable that further changes would be needed in line with the specific topics covered in the different departments that the patients visited. Every department was provided with its own specific book. Twenty-three one-hour sessions were organised to train 110 people in three sectors of activity: administration and the hotel department, physiotherapy, hospitalisation. A representative sample of users in our institution were interviewed. For 78% of them, the first version of this communicative tool was effective in assisting communication. Staff rated its utility and ease of use at 83%. The teamwork generated around the communication book was identified as exemplary by visiting health accreditation experts from ANAES who came to asses the Clinic in 2001 and 2005.

Between 2005 and 2008, an open pilot study using 6 pragmatic and relevant tasks demonstrated the efficiency of the C.COM in transmitting information. In fact, in a study of 10 patients, 90.99% of the six tasks that patients had initially failed without C.COM were then successfully completed using the C.COM book specifically adapted to the department.

Based on the results achieved in our clinic, a new multicentre Hospital Research Protocol conducted by Bordeaux CHU was started in February 2009. Its aim is to confirm how efficient the C.COM communication book can be when it is suitably adapted and when nursing and care staff in all departments are properly trained, given the diversity of contexts to be found in university or general hospitals or in physiotherapy centres.

Les personnes aphasiques à la suite d'un accident vasculaire cérébral sont isolées par un trouble du langage et l'absence de communication. La rééducation du langage est longue et ne leur permet pas toujours une récupération rapide. Au début des années 2000, nous n'avions encore aucun moyen qui nous permettre de rétablir des échanges fonctionnels chez les patients les plus sévèrement touchés.

Au sein de la Clinique de Médecine Physique et de Réadaptation Les Grands Chênes à Bordeaux nous avons choisi alors de travailler au contournement des difficultés de communication dans l'accueil et la prise en soins des personnes aphasiques. Nous avons construit puis validé un outil permettant de pallier les déficiences du langage et soulager la situation de handicap: le Classeur de Communication C.COM. Cet outil de communication est un répertoire d'items photographiés personnalisés permettant la circulation des informations par pointages. La réparation de l'interaction repose sur un médiateur: la photographie numérique. Elle s'appuie sur la compétence de l'interlocuteur à s'adapter à l'échange.

Nous avons décidé de partir de la base informatisée de référence en l'adaptant à la Clinique pour répondre à nos besoins, et d'éduquer les partenaires institutionnels à l'utilisation du C.COM.

Dans un premier temps nous avons donc repris le classeur de base en y intégrant les éléments spécifiques propres à la structure et aux soins. Nous avons modifié les planches existantes par des photographies complémentaires et créé des planches nouvelles. Le classeur institutionnel ainsi obtenu a été décliné en six versions, selon les besoins des interlocuteurs de la structure (secrétariat, rééducateurs, diététique…). Les versions ont été installées sur divers lieux d'échange. Puis nous avons sensibilisé et formé rééducateurs, soignants, brancardiers, personnel d'accueil hôtelier et administratif aux échanges avec un patient aphasique, sous la forme de sessions d'information. Enfin, nous avons évalué l'efficacité du C.COM dans la transmission d'informations par la création d'un test comportant 6 tâches complexes de communication, en comparant le gain sémantique apporté par son utilisation.

Une première adaptation du classeur de base nous a permis d'obtenir le classeur initial de la Clinique. Nous avons procédé à des modifications ponctuelles des planches existantes ainsi qu'à la création de planches complémentaires, ajustées aux échanges quotidiens au sein de la Clinique. Ce classeur a été diffusé dans les différents services de rééducation. D'autres adaptations étaient indispensables, en fonction des thèmes d'échanges particuliers attachés aux lieux fréquentés par les patients. Chacun a été équipé d'un classeur spécifiquement construit. 23 sessions d'une heure ont été organisées pour former 110 personnes appartenant à 3 secteurs d'activités: administration et hôtellerie, rééducation, hospitalisation. Un échantillon représentatif d'utilisateurs institutionnels a été interrogé. Pour 78% d'entre eux, l'outil adapté initial est efficace pour faciliter la communication. Son utilité et son aisance d'utilisation ont été évaluées positivement à 83% par le personnel. Le travail d'équipe autour du classeur de communication a été identifié comme une action exemplaire par les experts visiteurs accréditeurs de l'ANAES venus évaluer la Clinique en 2001 et 2005.

Entre 2005 et 2008, une étude ouverte pilote utilisant 6 tâches pragmatiques a montré l'efficacité du C.COM dans la transmission d'informations. En effet, sur un effectif de 10 patients évalués, 90,99% des six tâches initialement échouées sans C.COM sont réussies avec le classeur C.COM adapté à la structure.

A partir des résultats obtenus au sein de notre structure, un Protocole Hospitalier de Recherche Clinique multicentrique conduit par le CHU de Bordeaux a débuté au mois de février 2009. Il a pour but de confirmer l'efficacité du classeur de communication C.COM supporté par une adaptation et une formation des équipes soignantes de chaque site, dans le contexte diversifié d'hôpitaux universitaires, généraux et de centres de rééducation.

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