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Primary Care Street
051 Pain management in home care
  1. Chappuis Viviane
  1. HAD de Nice, avenue du Dr. Robini, Nice, France
  1. Correspondence to Chappuis Viviane, Médecin généraliste Algologue, DIU soins palliatifs, DU cancérologie, salariée à l'HAD de Nice et région, 5-7, avenue du Docteur Victor Robini, “Espace Nikaïa”, 06 200 Nice; v.chappuis{at}hadnice.fr

Abstract

Background and objective Pain management in home care patients is a priority. The General Practitioner (GP) prescribes treatment but is not always sufficiently trained in the management of serious disease. Home healthcare professionals rate pain intensity. Specific forms in the patient's file enable assessment of patients with normal or impaired communication abilities. Our objective was to analyse the results obtained for pain assessment and treatment in a sample of patients receiving home care.

Programme We performed a retrospective review of 35 random files for patients recently admitted to home care in order to determine the percentage of patients assessed for pain on the day of their admission and the analgesic treatment they received. We also reviewed reassessments of pain and prescriptions during home care, the support provided to the prescribing GPs by the coordinating physicians trained in algology, and pain assessment and analgesic prescription on the last day of home care.

Results Sixty per cent of the patients newly admitted to home care were receiving palliative care and 17% curative care; 46% were oncology patients and 20% geriatric patients; 65% had a Karnovski index ≤40. Mean age was 73 years. Seventy four per cent of the patients were assessed for pain on the day of their admission using a visual analogue scale (VAS) (77%) or Algoplus (23%). Seventy seven were taking analgesics. Pain was persistent in 35%. All patients suffering from pain were treated with level 1 to 3 analgesics, but level 3 analgesics were never administered by the parenteral route.

During the care period, pain was assessed on average once daily in patients suffering from pain, every 2 days in patients not in pain at admission, and every 3 days in patients who were not assessed at admission. Analgesic treatment was revised in 51% of the patients. Dose was readjusted in 82% of the patients in pain. The coordinating physician provided the GP with advice on readjustment in 59% of patients in pain. Analgesic treatment was not modified in 18% of patients in pain.

On the last day of home care, pain was present in only 9% of patients (VAS (57%) or Algoplus (43%)); 89% of these patients were taking analgesics; 49% were on level 3 analgesics (1/3 in SAP or patient-controlled analgesia) compared to 23% upon admission.

Forty two per cent of the patients died during home care and 35% were re-hospitalised for a mean duration of 51 days.

Discussion and conclusion This study highlights the value of pain assessment on admission to home care and regularly throughout home care. Carers should regularly be made aware of the need for such assessment. Since the patient is at home, the physicians involved (GP, specialist, coordinating physician) must be informed of assessment outcomes. Carers are requested to phone the results to the GP as soon as the scores show that the patient is in pain. However, some GPs are still insufficiently trained in pain assessment and treatment. The coordinating physician can then provide guidance or even make home assessments together with the GP. Local GPs will be given a guide on prescribing analgesics. In conclusion, long-term collaboration between trained coordinating physicians and GPs will contribute to the development and acquisition of a culture for the assessment and management of pain.

La prise en charge de la douleur chez les patients en hospitalisation à Domicile est une priorité. Le médecin traitant référent du patient est le prescripteur de la totalité du traitement du patient, mais il n'est pas toujours suffisamment formé à la prise en charge des pathologies lourdes.

La douleur du patient est évaluée par l'ensemble des intervenants du domicile, et des supports papiers spécifiques sont en place dans le dossier du patient pour l'évaluation des patients communicants et non communicants.

Une étude rétrospective sur 35 dossiers tirés au sort de patients nouvellement admis a recherché le pourcentage de patients évalués le jour de l'admission, ainsi que le traitement antalgique du patient. Ont également été étudiés les réévaluations de la douleur et du traitement pendant le séjour en HAD, l'intervention auprès du médecin traitant des médecins coordonnateurs formés en algologie afin de le guider dans leurs prescriptions, ainsi que l'évaluation douleur et le traitement antalgique le jour de la sortie du patient

Les résultats retrouvent que:

60% des patients sont en HAD pour des soins palliatifs, contre 17% pour des soins curatifs; l'oncologie représente 46% des pathologies, la médecine gériatrique 20%.65% des patients ont un Indice de Karnovski ≤ à 40; l'âge moyen est de 73 ans.

74% des patients sont évalués le jour de l'admission. Ils sont évalués par EVN (77% des cas) ou Algoplus (23% des cas). 77% des patients admis sont sous antalgiques. 35 % des patients nouvellement admis sont douloureux. Les patients douloureux sont tous sous antalgiques de palier 1 à 3, mais les paliers 3 ne sont jamais donnés par voie parentérale.

En cours de séjour, ces patients douloureux sont réévalués en moyenne une fois par jour, les patients non douloureux à l'admission sont réévalués en moyenne tous les deux jours, et les patients non évalués à l'admission sont réévalués en moyenne tous les 3 jours.

Le traitement antalgique est réévalué chez 51% des patients présents. 82% des patients douloureux ont vu leur traitement antalgique rééquilibré. Le médecin coordonnateur intervient auprès de son confrère de ville pour modifier le traitement chez 59% des patients douloureux.

A noter que 18% des patients douloureux n'ont pas vu leur traitement antalgique modifié.

Le jour de la sortie d'HAD, seuls 9% des patients sont encore douloureux; ils sont évalués par eVN (57%) ou Algoplus (43%); 89% sont sous traitement antalgique; 49% sont sous palier 3 (1/3 en SAP ou PCA) contre 23% à l'entrée.

42% des patients décèdent en HAD, 35% sont ré hospitalisés, pour une durée moyenne de séjour de 51 jours.

Cette étude montre tout l'intérêt de l'évaluation des patients dès leur prise en charge et de leur réévaluation régulière en cours de séjour. Il est indispensable de sensibiliser régulièrement les soignants à ces évaluations. Le patient étant au domicile, il faut que les médecins le prenant en charge (médecin traitant, médecin spécialiste, médecin coordonnateur) soient au courant des résultats des évaluations. Pour ce faire, les soignants de terrain ont pour mission de téléphoner aux médecins traitants les résultats dès qu'ils montrent que le patient est douloureux. Mais on constate que certains médecins sont encore insuffisamment formés à la prise en charge de la douleur. Le médecin coordonnateur peut alors intervenir pour les guider, voire faire des évaluations au domicile avec le médecin traitant. Un guide d'aide à la prescription du traitement antalgique va être mis à la disposition des médecins de ville.

Une collaboration au long cours entre médecin coordonnateur formé et médecin traitant contribuera à l'acquisition d'une culture d'évaluation et de prise en charge de la douleur.

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